La plasticité cérébrale

Auparavant, on pensait qu’une fois que le cerveau était arrivé à maturité, aucune modification n’était possible. Mais, depuis une vingtaine d’années, des études ont montrés que le cerveau, peu importe son âge, possède une capacité à se transformer en fonction de l’environnement, par exemple lors de la perte de la vue.

Il remodèle les connexions entre ses neurones de façon à aménager de meilleurs chemins pour faire circuler les informations importantes. Des scientifiques ont émis l’hypothèse qu’il existait 4 types de plasticité cérébrale, notamment un, qui serait un premier mécanisme d’adaptation après une lésion.

Une région identique du cerveau, mais de l’autre hémisphère, remplirait alors une fonction primaire et une fonction secondaire.

Harvey Levin, médecin, s’est intéressé au cas d’un adolescent souffrant de cécité, atteint d’une lésion pariétale droite très importante, survenue lorsqu’il était très jeune. Il a constaté que ce garçon peinait en calcul. Il a donc pensé que le lobe pariétal gauche aurait remplacé le droit en dépit de sa fonction primaire, le calcul, car il n’éprouvait pas de difficultés visio-spatiales.

Ce phénomène est à la base d’une meilleure mémorisation et d’un meilleur apprentissage, mais il intervient aussi pour répondre à des agressions et compenser les effets de lésions cérébrales en aménageant de nouveaux réseaux.

Dans le cas de nos enfants cérébro-lésés, cette découverte apparaît comme une révolution car on tordrait enfin le cou aux idées reçues qui nous enfoncent dans le postulat que c'est fichu de manière irréversible.

Il s'agit d'un processus continu et dynamique de création, de renforcement et d’élimination de connexions synaptiques. C’est notre processus d’apprentissage.

Il commence avant la naissance et se poursuit avec beaucoup de puissance les premières années de la vie pendant lesquelles il pose les fondations de l’architecture cérébrale.

La plasticité diminue ensuite progressivement, avec une baisse très nette à la puberté. Mais elle se poursuit tout de même à l’âge adulte. Le cerveau continue constamment de créer de nouveaux circuits, d’en renforcer certains et d’en éliminer d’autres, la rééducation ciblée, précoce et intensive s'inscrirait donc dans la logique de ce mécanisme.

Une étude a même été menée par le Dr Paolo Bartolomeo et une équipe de chercheurs de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière.

Petite vidéo très intéressante pour mieux comprendre le processus:

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